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Attokoussy - cycle de conférences

Sabrina Mervin, Zakaria Rhani, Thomas Fillitz et Monique Jeudy-Ballini

11.09. - 13.09.2017

© Leila Sadel, "Brûle", photographie, 2013
© Leila Sadel, "Brûle", photographie, 2013

 

"RITUELS ET CROYANCES AU MAROC : Penser des perspectives renouvelées au prisme de l'anthropologie contemporaine et des arts actuels."




Lundi 11 septembre à 18h30 à la Maison Denise Masson (Marrakech)

Thomas Fillitz – « Pratiques artistiques africaines et contemporanéité »
Considérant les croyances religieuses africaines et la magie dans les pratiques artistiques africaines, le propos de Thomas Fillitz est de montrer que celles-ci se trouvent inscrites dans des processus de production de modernités vernaculaires. Il discutera dans un premier temps de trois artistes béninois et ivoiriens qui se sont penchés sur les croyances ; puis conclura avec une réflexion sur la Biennale de l’Art africain contemporain, Dak’Art, et sur le fait que les pratiques artistiques se sont tournées vers d’autres images de la contemporanéité.
Thomas Fillitz est professeur au département d’Anthropologie Sociale et Culturelle de l’Université de Vienne. Ses recherches portent sur l’art africain contemporain et sur la Biennale de Dakar.
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Monique Jeudy-Ballini – « Art et appropriation culturelles contestées »
Des polémiques ne cessent aujourd’hui de croître à propos de l’usage artistique que des individus ou des groupes font de biens matériels (artefacts) et immatériels (danses, musiques) d’origine étrangère. Assimilées à des spoliations, ces « appropriations culturelles » contestées sont mises au compte d’une forme de néocolonialisme et leur dénonciation, présente des dimensions à la fois identitaires, politiques, juridiques et éthiques.
Anthropologue au CNRS, le travail actuel de Monique Jeudy-Ballini porte sur les processus transculturels de réception et de réappropriation esthétiques dans l’art contemporain. 

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Mardi 12 septembre à 18h30 à la Maison Denise Masson (Marrakech)

Zakaria Rhani – « Perspectives anthropologiques sur les croyances »
Les croyances sont-elles des représentations ? C’est la question à laquelle tentera de répondre Zakaria Rhani dans cette communication. Il s’agit de revoir et discuter la question des croyances au Maroc à la lumière des nouvelles perspectives théoriques en anthropologies. 
Zakaria Rhani est anthropologue, est chercheur à l’Institut universitaire de la recherche scientifique (U. Mohammed V). 
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Sabrina Mervin – « Les sens des rituels et le regard du chercheur »
D'un côté, il y a les rituels, chargés de sens que les sciences sociales permettent de décrypter, tant au plan de l'individu qu'au plan du groupe social. Ces rituels font aussi appel aux sens des participants : l'ouïe, la vue, le toucher, l'odorat, le goût... et finalement ils requièrent le sens d’observation du chercheur. 
De l'autre côté, il y a donc la manière dont le chercheur perçoit, vit, rend compte des rituels qu'il observe.
Sabrina Mervin est directrice du Centre Jacques Berque. Ses recherches portent sur l’histoire et l’anthropologie de l’islam contemporain.
 
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Mercredi 13 septembre à 10h à la Maison Denise Masson (Marrakech)

Table ronde
Faisant suite aux deux conférences qui se sont tenues dans le cadre du projet « Attokoussy », cette table ronde invite les publics, artistes, chercheurs, scientifiques et citoyens à venir prolonger les idées et débats soulevés lors de ces soirées.
En partant des problématiques et points de vu soulevés par les chercheurs dans leur communication sur les rituels et croyances au Maroc, cette table ronde propose à chacun de venir partager son opinion, ses expériences, ou revenir sur certains points abordés, afin qu’une réelle réflexion collective prenne place.
En présence de Thomas Fillitz, Monique Jeudy-Ballini, Sabrina Mervin et Zakaria Rhani
Avec les artistes prenant part à la résidence : Zainab Andalibe, Mohammed Laouli, Leila Sadel, Abdessamad El Montassir, Vooria Aria, Michal Glikson et Maria Seifert.
 
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« Attokoussy » est initié par Le Cube - independent art room en collabotation avec Hinterland galerie,
En partenariat avec la Maison Denise Masson, l'Institut Français de Marrakech et le Centre Jacque Berques,
Soutenu par le Ministère de la Culture du Maroc, l'Ambassade d'Autriche au Maroc et Le Pietri Urban Hôtel
 
 

curators zone avec PROYECTOR

21.06. - 29.06.2017

 

   Vernissage et soirée de projection le mercredi 21 juin à partir de 20h30
   Exposition du 21 au 29 juin 2017


 

Dans le cadre du curators zone, PROYECTOR présente une sélection de travaux exposés et projetés à l’occasion de la 9ème édition du festival à Madrid.
Le programme réunit ainsi des projets vidéos de Gabriel Castano (esp), Victor Ripoll (esp), Johanna Reich (all), Francesca Fini (ita), Marcin Liminowicz & Pola Salicka (pol), Jan Hakon Erichsen (nor), Bárbara Oettinger Searle (chi), Colectivo Pez (Paula Bañuelos) (esp), et Marko Schiefelbein (all).
 
A travers ses propositions, en Espagne et à l’international, PROYECTOR génère des espaces où prend place l'expression audiovisuelle la plus récente et originale tout en renforçant la capacité de transformation de l'expression artistique à travers le langage visuel.
 
PROYECTOR est un festival international axé sur les pratiques vidéo qui se déroule chaque année à Madrid, et qui a par ailleurs présenté des projets dans de nombreuses villes d'Espagne, Italie, Portugal, Mexique, France, Colombie et Pérou.

 

 

Une soirée avec...Myriam El Haïk et Laëtitia Laguzet

Myriam El Haïk, artiste et Laetitia Laguzet, Critique d’art

05.06. - 05.06.2017

 
 
 
 

 Lundi 5 juin à 22h30

Venez nous rejoindre après le ftour pour une rencontre ludique et interactive avec Myriam El Haïk et Laëtitia Laguzet.

Dans le cadre de l'exposition, une rencontre est proposée sous forme de jeu interactif avec le public autour du travail de Myriam El Haïk. Le public tire au sort des cartes sur lesquelles l'artiste et Laëtitia Laguzet auront inscrit un thème ou un concept. A partir de ces cartes, les intervenants ou le public peuvent formuler des questions et inviter l'ensemble des participants à réagir.

 

« La Bess ? », « Comment ça va ? » et autres polies formes

Myriam El Haïk

14.05. - 14.06.2017

 
"La Bess", 2017
"La Bess", 2017
"Etat", 2017
"Etat", 2017
"Pulsation", 2017, série de 6 dessins
"Pulsation", 2017, série de 6 dessins
Vue de l'exposition, 2017
Vue de l'exposition, 2017
Vue de l'exposition, 2017
Vue de l'exposition, 2017
"Bit Legless", 2017, installation. Mousse, toile de coton et bois 190 cm x 200 cm x 70 cm
"Bit Legless", 2017, installation. Mousse, toile de coton et bois 190 cm x 200 cm x 70 cm
"Arrangement #6", 2017
"Arrangement #6", 2017

  

    Résidence du 30 mars au 13 mai 2017
    Vernissage le dimanche 14 mai de 11h à 18h
    Exposition du 14 mai au 14 juin 2017
 

  “Ma grand-mère habitait cet immeuble. Mama Aziza. Analphabète. Années 80. Place Pietri, Sococharbo. Son appartement rue Benzerte. Devenu centre d’art. Le Cube. Et moi, artiste. Ainsi commence l’histoire de ce film. Des parallèles. Le cube. Ma géométrie. Mes volumes. Mes sons.”
Myriam El Haïk

Myriam El Haïk est une artiste franco-marocaine, plasticienne, compositrice et performeuse, dont le travail a été exposé au Maroc, en France, en Allemagne, en Slovaquie, au Canada et aux Etats-Unis.
 Sa grand-mère a habité dans l'appartement où se trouve aujourd'hui installé Le Cube – independent art room.
Fruit d’une résidence de recherche et de production, l’exposition est un travail d’appropriation qui installe le travail de l’artiste dans une transmission qui va de l’analphabétisme aux écritures multiples, de la pratique religieuse à l’art musical et pictural, des rituels sociaux au jeu et la performance. 

L'exposition articule une série d'oeuvres allant du jeu à l'installation, en passant par le dessin, la sculpture et la vidéo.


En partenariat avec le festival Masnaâ, ce projet est réalisé grâce au soutien du Ministère de la Culture et de l'Institut Français du Maroc.
 
 

L'écoute intimée

Gilles Aubry et Zouheir Atbane

03.05. - 03.05.2017

 mercredi 3 mai à 18h30

Partant de leurs recherches autour de la collection Paul Bowles de musiques marocaines (1959), Aubry et Atbane invitent le public à explorer ensemble de nouvelles manières d'écouter les documents sonores. L'écoute «  intimée  »  réfère ici à l'écoute partagée, intime, et à la possibilité d'entrer en sympathie sonore avec une altérité radicale, non limitée au domaine de l'humain, et potentiellement transformative. Intimer l'écoute, c'est d'autre part en «  donner l'ordre  », faisant ainsi écho aux diverses formes de violence – coloniale, systémique et hiérarchique – qui caractérisent le protocole utilisé à l'époque par Paul Bowles pour mener à bien son projet de «  préservation culturelle  ». Les artistes improviseront à partir de leur archive de sons et d'images, la présentation sera suivie par une discussion avec le public.
Pour plus d'infos sur le projet, rendez-vous ici

Gilles Aubry (artiste et chercheur, Berlin): www.earpolitics.net/
Zouheir Atbane (performeur, Casablanca): molsawt.weebly.com/

 

 

POPPOSITIONS

Abdessamad El Montassir

20.04. - 23.04.2017

 
 
 
 
 
 


du 20 au 23 avril 2017
à l'ING Art Center
Place Royale 6
1000 Bruxelles - Belgique 


Pour une seconde année consécutive, Le Cube prend part à la foire indépendent POPPOSITIONS.
A cette occasion, nous présenterons une nouvelle étape du projet «Al Amakine, une cartographie des vies invisibles» d'Abdessamad El Montassir.
 

Cette sixième édition de POPPOSITIONS réunit 21 espaces et initiatives d'artistes autour d'une même problématique: "Don't agonize, organize". Plus qu'une foire, POPPOSITIONS vise à occuper une position indépendante et critique et aborde des problématiques politiques, culturelles et sociales actuelles.


 

Coffee with... Monique Jeudy-Ballini et Nathalie Heinich

05.04. - 05.04.2017

 
 
 
 
 

    Mercredi 5 avril à 10h
 

Au lendemain de leur conférence à l'Institut Français de Rabat, cette table-ronde sera l'occasion pour le public d'échanger avec Monique Jeudy-Ballini et Nathalie Heinich sur leurs recherches.

En partenariat avec le Centre Jacques Berque
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Deux chercheurs du CNRS, Nathalie Heinich, sociologue et Monique Jeudy-Ballini, anthropologue, viennent à Rabat pour nous parler de l’art au regard de leurs disciplines respectives.
Nathalie Heinich interviendra sur « les valeurs de l’art » : l’art serait-il le lieu du combat de la beauté contre la laideur ?  La valeur esthétique n’a pourtant pas le monopole des valeurs engagées dans la création, la circulation et la réception des œuvres d’art. Nous le verrons, d’autres critères jouent un rôle important dans la détermination de ces valeurs.
Monique Jeudy-Ballini nous parlera de « l’art et des appropriations culturelles contestées ».  Alors que l’on s’accorde aujourd’hui à reconnaître que toute culture se construit par l’importation, l’emprunt et l’imitation d’éléments exogènes, des polémiques ne cessent de croître quand des groupes ou des individus ont un usage artistique de biens matériels ou immatériels (danse, musique…) d’origine étrangère. Ces appropriations contestées opposent souvent des peuples anciennement colonisés, ou des minorités, à des groupes dominants. Certains savoirs appartiendraient donc en propre à une culture et ne sauraient être détenus ou utilisés par d’autres ?
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Evénement associé:
Mardi 4 avril à 18h: Conférence «Anthropologie et sociologie de l’art », à la Salle Gérard Philippe de l'Institut Français de Rabat
 

Jusqu'ici tout va bien - épisode 1

Séance d'écoute proposée par Anna Raimondi

22.03. - 22.03.2017

© Carmen Palumbo
© Carmen Palumbo



   
  Mercredi 22 mars à 18h30

 
Dans le cadre de cette soirée, le premier épisode spécial "Paranoïa" de la série "Jusqu’ici tout va bien" - thérapie sonore à base d’un assortiment éclectique de créations radiophoniques proposée par Anna Raimondo - sera diffusé au Cube.

Lors de chaque séance, d'une durée de 58 minutes, Jusqu’ici tout va bien aborde une thématique spécifique pour analyser en sons et voix des maux communs et inviter les spectateurs à trouver leurs stratégies de survie, tout en proposant une sélection de créations radiophoniques et sonores, une carte blanche à un/e artiste ou producteur radiophonique, micro-trottoirs et interviews.

Jusqu’ici tout va bien est une réalisation d’Anna Raimondo soutenu par le Fonds d’aide à la création radiophonique de la Fédération Wallonie Bruxelles.

 

Nous serons sérieuses de la manière la plus joyeuse

Anna Raimondo

21.03. - 20.04.2017

 
Vernissage de l'exposition
Vernissage de l'exposition
Vernissage de l'exposition
Vernissage de l'exposition
Vernissage de l'exposition
Vernissage de l'exposition
 
"Féminisme au quotidien #1 - voyage au Maroc", 2017
"Féminisme au quotidien #1 - voyage au Maroc", 2017
"Féminisme au quotidien #1 - voyage au Maroc", 2017
"Féminisme au quotidien #1 - voyage au Maroc", 2017
"Féminisme au quotidien #1 - voyage au Maroc", 2017
"Féminisme au quotidien #1 - voyage au Maroc", 2017
"Féminisme au quotidien #1 - voyage au Maroc", 2017
"Féminisme au quotidien #1 - voyage au Maroc", 2017
"Encouragements", video, 2014, 9min30
"Encouragements", video, 2014, 9min30
"How to make your day exciting", video, 2014, 15min28
"How to make your day exciting", video, 2014, 15min28
"Mi porti al mare ?", video, 2016, 14min16
"Mi porti al mare ?", video, 2016, 14min16


Résidence du 6 au 20 mars
Vernissage le mardi 21 mars à partir de 18h30
Exposition du 21 mars au 20 avril 2017

 
Le titre de l’exposition de Anna Raimondo renvoie à une citation de la philosophe espagnole Maria Zambrano, « Nous serons heureux de la manière la plus joyeuse », féminisée et dont le pluriel a été conservé.
Comme un slogan, une phrase d’encouragement, l’artiste part de cette citation pour explorer la condition féminine, mobile et fluctuante, personnelle et plurielle à la fois, sujet à un constant état d'alerte dans l’espace privé comme dans l’espace public. Par la mise en relation de ses oeuvres, Anna Raimondo problématise et nous questionne sur le potentiel du silence et de la parole comme espace de résistance et de renégociation de sens.
Qu’est-ce que cela implique d’être sérieuses et ensemble aujourd’hui ? A travers des propositions qui invitent à la participation, cette exposition d'Anna Raimondo ouvrira un espace pour dé-construire et re-formuler le terme « femme » au pluriel.
 
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"Vivre, ressentir, partager.

Une jeune femme est debout sur le rivage de la Tamise qui fait face à la cathédrale Saint Paul à Londres et reçoit des seaux d’eau d’une inconnue. A chaque seau, elle proclame une affirmation qui la définit (I am a feminist; I am Italian; I am unmarried; I am an artist), jusqu’à l’épuisement de la réserve. Un petit public improvisé, composé de londoniens et de touristes de passage, participe, rit, applaudit. Untitled (a stranger, the water and what I am), réalisé en 2012, nous parle de l’identité, dont chaque tentative de définition est une déchirure, une coupure nette, un acte qui nous éloigne de tout ce qui ne rentre pas dans la dite définition. 
 
La même jeune femme se déplace dans des rues, des jardins, des cafés, des transports publics à Bruxelles et communique à voix haute avec quelqu’un au téléphone. Elle parle de la vie, d’apprendre à être fortes, de se connaître et s’accepter, de s’apprécier. Elle partage les mêmes conseils qu’une sœur, une amie, une mère dispenserait à une femme qui affronte le monde. A travers cette flânerie, Anna Raimondo propage indirectement des encouragements qu’elle a sollicité auprès d’autres femmes d’horizons divers et les dirige à un public qui ne se doute de rien et qui, dans la vidéo, semble surpris, embarrassé, parfois agacé, non-préparé à l’éventualité de devoir partager ces pensées et ces peurs si intimes dans un espace public. Avec Encouragements (2014), l’artiste explore l’écoute comme terrain de relation et questionne les limites de la proximité. 
 
Dans Mi porti al mare? (2016), Anna – c’est toujours elle la jeune femme qui nous guide – endosse une queue de sirène scintillante, un haut de maillot de bain et une veste. Elle est une sirène qui se retrouve dans différents espaces de Bruxelles, son domicile de prédilection : dans un tram, dans les couloirs du métro. Et que ferait une sirène qui se retrouverait hors de son habitat naturel ? Elle essayerait de se faire porter jusqu’à la mer. Ainsi l’artiste rencontre des passants qui, parfois surpris, parfois indifférents, parfois convaincus qu’elle a besoin de leur aide, s’engagent : ils questionnent, échangent, la portent, l’entrainent ailleurs. Anna cherche à Bruxelles son élément, un contexte public communicatif, émotionnellement généreux, accueillant. Le contexte qui pourrait manquer à une personne qui, afin de trouver une maison et un travail, voyage et émigre; l’humanité si présente en Méditerranée, d’où l’artiste est originaire (Naples) et où elle a toujours travaillé (le Maroc, Marseille, l’Espagne).
 
Les projets d’Anna Raimondo nous portent toujours dans une recherche de relation, de contact, de narrations à travers des formes non linéaires de communication. Les performances, dans lesquelles elle devient elle-même le canalisateur des énergies communicatives d’un public improvisé, sont une part centrale de son travail, mettant en lumière une aptitude innée : la mise en œuvre de formes d’échanges sensibles entre elle et les personnes qui l’entourent. Cette attention minutieuse portée aux contextes et cette capacité à trouver toujours les gestes justes et précis, transforment chacune de ses œuvres en un moment de vie réelle, partagée, en une immersion captivante. Un instant dans lequel il devient possible de faire émerger les besoins et les sentiments d’une communauté, sans devoir les nommer.
 
Anna, qui a travaillé pendent longtemps de manière nomade à la réalisation de projets relationnel in situ, a identifié dans le son et la voix l’extension naturelle de son expérience nomade et communicative dans un Sud Global, où l’informalité, la relation, le sentiment de transit et de mutations permanentes et rapides sont un lot quotidien.
 
Les œuvres présentées dans l’exposition Nous serons sérieuses de la manière a plus joyeuse jouent justement sur ce rapport entre la spontanéité et la recherche d’une pratique communicative, pour véhiculer des thématiques difficiles à aborder, qui traitent de la relation entre le privé et le public, du corps des femmes et de leurs difficultés à s’exprimer dans des sociétés patriarcales.
Les t-shirts collectent des phrases que des femmes marocaines voudraient partager dans l’espace public, devennant ainsi acte performatif et matière d’un work in progress avec la création de la marque « Féminisme quotidien ». La banderole calligraphiée reprend le titre de l’exposition pour contaminer l’espace urbain autour du Cube. Ces deux nouveaux travaux, mis en dialogue avec des oeuvres antérieures, nourrissent le même projet, dans lequel Anna Raimondo est une médiatrice qui crée des espaces de visibilité, des interstices dans lesquels il est possible de dire l’indicible. C’est dans ce contexte que le travail de cette artiste pluridisciplinaire s’insère et agit. Une combinaison d’intuitions et de recherches sur le terrain l’amène à trouver le juste équilibre pour partager et échanger avec les autres sur des thèmes majeurs, et permettre ainsi aux publics de devenir co-auteurs, de s’approprier ces idées afin de les faire circuler."

Lucrezia Cippitelli
 

rôle(s). genre(s). identité(s). / geschlechter. rollen. identitäten.

curated by Katrin Ströbel

15.02. - 16.03.2017

 
Emeka Udemba, "Monuments", 2006
Emeka Udemba, "Monuments", 2006
Emeka Udemba - Mehdi-Georges Lahlou
Emeka Udemba - Mehdi-Georges Lahlou
Randa Maroufi - Ülkü Süngün
Randa Maroufi - Ülkü Süngün
Sido Lansari - Ülkü Süngün
Sido Lansari - Ülkü Süngün
Sido Lansari
Sido Lansari
Mehdi-Georges Lahlou - Gabriela Oberkofler
Mehdi-Georges Lahlou - Gabriela Oberkofler
Gabriela Oberkofler - Randa Maroufi
Gabriela Oberkofler - Randa Maroufi
Une soirée avec... Gabriela Oberkofler
Une soirée avec... Gabriela Oberkofler
Lecture et rencontre avec Abdellah Taïa
Lecture et rencontre avec Abdellah Taïa
Une soirée avec... Sido Lansari
Une soirée avec... Sido Lansari



   Vernissage le mercredi 15 février à partir de 18h30, au Cube – independent art room
   Exposition du 15 février au 16 mars 2017


Soirées et rencontres en lien avec l’exposition :
Jeudi 16 février à 18h30 au Cube : artist talk avec Gabriela Oberkofler
Vendredi 17 février à 19h au Goethe-Institut : lecture et rencontre avec Abdellah Taïa
Lundi 6 mars à 19h au Goethe-Institut : Conférence dansée avec Josep Caballero Garcia
Mercredi 8 mars à 18h30 au Cube : Une soirée avec… Sido Lansari

 
Troisième rendez-vous du cycle Noss Noss / Gemischtes Doppel, l’exposition explore la façon dont les questions identitaires se reflètent dans les démarches artistiques de trois artistes marocains et trois artistes vivant en Allemagne : Randa Maroufi, Sido Lansari, Mehdi-Georges Lahlou, Emeka Udemba, Ülkü Süngün, Gabriela Oberkofler. Après une seconde édition au 18 à marrakech, portant sur ces mêmes problématiques, l'exposition interroge la construction de l’identité dans un monde globalisé, au travers de différents prismes (culturels, migratoires, postcoloniaux ou du genre) en s’intéressant à ces artistes vivant et travaillant dans des contextes diffé- rents (au maroc, en Turquie, en France, en Belgique, au Nigeria, en allemagne ou en italie). 
 
Initiées par le Goethe-Institut et curatées par Katrin Ströbel, les expositions du cycle Noss Noss / Gemischtes Doppel invitent des artistes contemporains marocains et allemands à entrer en dialogue sur des thématiques actuelles. 
 
Le premier rendez-vous, Stadt.Räume / L’espace (de) la ville, s’intéressait à la façon dont les changements intervenus dans les villes se reflètent dans le travail des artistes et comment, à travers leurs œuvres, ils se positionnent dans leur ville. Il s’est déroulé au Le Cube à rabat en Novembre 2015. 
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Katrin Ströbel, artiste visuelle et professeur à la Villa arson (ecole Nationale supérieure d'art à Nice) est docteur en science de l'art. Elle travaille depuis dix ans de façon régulière en Afrique du Nord et en Afrique sub-saharienne. 
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En partenariat avec le Goethe-Institut de Rabat

 
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